Actu

L'art de deleguer quand on est fondateur multi-projets

Lambert 13/07/2026 07:01 11 min de lecture
L'art de deleguer quand on est fondateur multi-projets

Ce qu'il faut retenir sans détour

  • Emmanuel Namer : Son parcours illustre la nécessité de sortir de l’opérationnel pour piloter stratégiquement un écosystème d’entreprises.
  • Holding : Structurer un groupe de sociétés permet d’assurer cohérence, autonomie des pôles et sécurisation des actifs.
  • Stratégie d'entreprise : Déléguer efficacement passe par la formalisation de processus (SOP) et la mise en place de KPIs clairs.
  • DEVOLA GROUP : Un accompagnement stratégique peut accélérer la scalabilité et la performance d’un multi-projet entrepreneurial.
  • Automatisation : Gagner des centaines d’heures grâce à des outils comme Zapier ou Make renforce la visibilité et réduit les erreurs.

Le téléphone vibre pour la dixième fois ce matin pendant que vous essayez de finaliser le prévisionnel de votre troisième entité. Cette boule au ventre est familière : la sensation de ne plus diriger, mais de subir chaque urgence. Entre fierté de voir son empire grandir et frustration de ne plus avoir une minute pour soi, le fondateur multi-projets finit souvent par s'épuiser. Et pourtant, c’est justement quand tout semble tenir debout qu’il faut lâcher du lest - avant que le bâtiment entier ne vacille.

Pourquoi déléguer est l'étape ultime de votre survie de dirigeant

L'art de deleguer quand on est fondateur multi-projets

On commence toujours seul. Une idée, un ordinateur, une connexion internet. Puis viennent les premiers bénéfices, les premières embauches, les premières filiales. Et soudain, le poids du pilotage opérationnel vous écrase. Le problème ? Vous êtes passé d’entrepreneur à gestionnaire de crise permanente, pas à stratège. Or, le rôle du fondateur n’est pas d’exécuter, mais de décider. Il faut cesser de ramer pour apprendre à gouverner.

C’est exactement ce qu’a vécu Emmanuel Namer au moment de structurer son écosystème. En multipliant les sociétés autour de pôles clairs - marketing, immobilier, retail, publicité - il a dû faire un choix radical : sortir du jour-jour pour sécuriser l’ensemble. Cela passe par la mise en place de processus robustes, capables de fonctionner sans intervention constante. Sans cela, chaque succès devient un piège à temps.

Pour consolider votre holding et optimiser vos process, un accompagnement stratégique avec https://devola.group/ peut s'avérer déterminant. Ce n’est pas une question de légitimité, mais de scalabilité. Même les plus performants finissent par atteindre un plafond : celui de leur propre disponibilité. La vraie croissance, ce n’est pas d’ajouter des tâches à votre journée, c’est de déconstruire votre rôle pour le transformer en levier.

Se détacher de l'opérationnel pour sauver sa vision

Il y a un moment critique dans la vie d’un multi-entrepreneur : celui où l’on s’aperçoit que l’on ne crée plus, on réagit. On répond aux mails, on suit les retards, on corrige les erreurs. La vision initiale s’efface derrière une avalanche de micro-décisions. Et c’est là que tout bascule. Parce que si vous ne protégez pas votre temps, personne ne le fera à votre place. Sortir de l’opérationnel, ce n’est pas fuir ses responsabilités, c’est les assumer pleinement. C’est choisir de se concentrer sur les leviers stratégiques - levée de fonds, développement de nouveaux marchés, structuration du groupe - là où votre impact est maximal.

Arbitrer entre internalisation et prestataires externes

Une fois décidé à déléguer, la question suivante est incontournable : qui fait quoi ? Doit-on internaliser une fonction clé ou faire appel à un prestataire externe ? La réponse dépend de plusieurs paramètres : le coût, la fréquence des besoins, la sensibilité des données, et surtout, le degré de flexibilité requis dans votre écosystème. Chaque modèle a ses forces, ses limites, et son moment.

Le coût d'opportunité de votre temps

Prenez un exemple simple : vous passez deux heures par semaine à gérer vos campagnes LinkedIn. Cela représente environ 100 heures par an. Si votre temps vaut, disons, 200 €/h en valeur ajoutée (ce qui est conservateur pour un dirigeant de holding), c’est 20 000 € par an que vous investissez dans une tâche exécutoire. Or, un freelance spécialisé coûte en moyenne 80-120 €/h. Même en doublant le budget, vous gagnez du terrain. Sans compter le retour sur investissement de vos 100 heures libérées : stratégie, relance commerciale, ou tout simplement repos.

Faire le bon choix : salarié ou freelance ?

Le salarié apporte stabilité, alignement culturel, et disponibilité. Mais il implique des charges, un engagement à long terme, et une rigidité que les projets en phase de test ne supportent pas toujours. Le freelance, lui, offre une entrée et une sortie souples, une spécialisation pointue, mais demande un cadre clair pour éviter les dérives. L’agence, enfin, est un bon compromis pour des besoins complexes (comme le lead generation ou le management de campagnes multicanal), mais nécessite un suivi rigoureux.

🔍 Critère salarié CDD/CDI Prestataire externe / Agence Freelance
CoûtÉlevé (brut net + charges + frais)Moyen à élevé (forfaits mensuels)Bas à moyen (à l’heure ou au projet)
EngagementLong termeMoyen à long (selon contrat)Court terme
FlexibilitéFaibleMoyenneÉlevée
ContrôleÉlevéMoyen (dépend du contrat)Faible à moyen

Bâtir un écosystème de confiance : la méthode Emmanuel Namer

L’un des grands défis du multi-projet, c’est la dispersion. Chaque entité tire dans une direction, chaque équipe a sa dynamique, chaque outil sa logique. Le risque ? Perdre en cohérence, en efficacité, et surtout, en sécurisation des actifs. La solution ? Créer un modèle de holding où chaque pôle fonctionne en autonomie mais reste aligné sur une stratégie commune. Comme dans un cerveau : des zones spécialisées, mais un système nerveux central.

Le recrutement de têtes pensantes par pôle

On ne recrute pas un bras droit, on recrute un mini-CEO. Le profil idéal ? Un manager opérationnel capable de prendre des décisions stratégiques sans validation constante. Ce type de profil demande une culture d’entreprise forte, une délégation claire des pouvoirs, et un système de KPIs transparents. À l’image de ce qu’a mis en place Emmanuel Namer, chaque pôle (marketing, immobilier, retail, etc.) est piloté par un responsable qui a une vision complète de sa P&L. Résultat : moins de micro-management, plus de prise d’initiative.

Automatiser ce qui ne nécessite pas d'humain

L’un des gains les plus massifs ? L’automatisation des flux répétitifs entre entités. Par exemple, un outil de CRM centralisé permet de mutualiser les leads entre les sociétés de marketing et celles de conseil. Un système de notification automatique alerte le bon commercial au bon moment. Autre exemple : les relances clients, les envois de factures, ou encore le reporting mensuel. Automatiser ces process, c’est gagner des centaines d’heures par an - et réduire les erreurs. Des outils comme Make ou Zapier, couplés à Notion ou Google Workspace, permettent de créer des chaînes de travail fluides, même entre entités juridiques distinctes.

Les 5 piliers d'une délégation réussie en multi-gestion

Déléguer sans perdre le contrôle, c’est possible - mais cela repose sur un socle solide. Beaucoup d’entrepreneurs sautent cette étape, pensant que “l’un fait l’autre”. Erreur. Sans fondations, chaque délégation devient une source de stress. Voici les cinq piliers incontournables.

Formaliser les process (SOP)

Le premier réflexe ? Documenter. Toute tâche récurrente doit avoir un Standard Operating Procedure (SOP). Cela évite les malentendus, garantit la qualité, et permet une montée en compétence rapide. Un SOP bien rédigé, c’est une recette : claire, illustrée, mise à jour régulièrement. Et mine de rien, c’est aussi un outil de valorisation : une entreprise bien documentée se vend mieux.

  • Définition claire des objectifs - chaque mission doit avoir un but mesurable (ex : “Augmenter de 20 % le taux de conversion des leads en un trimestre”)
  • Choix du bon profil - compétences, autonomie, culture d’entreprise : le bon choix évite les allers-retours
  • Mise en place d'outils de suivi (KPI) - sans mesure, pas de pilotage. Des tableaux de bord simples permettent de rester aligné
  • Droit à l'erreur cadré - fixer un cadre dans lequel l’équipe peut expérimenter sans tout casser
  • Feedback régulier - des points hebdomadaires courts mais structurés gardent tout le monde en phase

Questions habituelles

J'ai peur de perdre le contrôle sur la qualité, comment avez-vous fait au début ?

Commencez par déléguer des blocs de tâches limités et définis, puis instaurez des revues hebdomadaires pour valider les livrables. Cela permet de construire la confiance progressivement, sans lâcher la main trop vite.

Existe-t-il une application pour centraliser la gestion de mes 4 entreprises ?

Il n’existe pas de solution unique, mais des hubs comme Notion ou Slack permettent de créer un espace par entreprise, avec des canaux dédiés, des docs partagés et des automatisations croisées.

C'est ma toute première holding, par quel poste commencer à déléguer ?

Le poste le plus stratégique à externaliser en premier est souvent l’assistant de direction ou le responsable administratif. Cela libère du temps immédiat sur les tâches chronophages : agenda, relances, gestion des documents.

Comment assurer la cohérence de marque entre plusieurs entités ?

Créez un brand book commun, même léger, et désignez un référent marque pour valider les supports de communication. Cela évite les dérives tout en laissant de la liberté opérationnelle.

Quelle est la première chose à automatiser dans un groupe de sociétés ?

Le reporting financier. Avoir un tableau de bord mensuel automatique, alimenté directement par les comptabilités de chaque entité, est un gain énorme en visibilité et en anticipation.

← Voir tous les articles Actu